Israël : Les ONG dans la tourmente


Les membres de l’ONG Breaking The Silence s'opposent à la colonisation des territoires palestiniens,  © Breaking The Silence
Les membres de l’ONG Breaking The Silence s'opposent à la colonisation des territoires palestiniens, © Breaking The Silence

Un dossier du CCFD-Terre Solidaire sur les ONG dans le collimateur des gouvernements à découvrir dans la revue FAIM et DEVELOPPEMENT de sept/oct 2016

 


Les pressions et menaces s’accentuent sur les ONG de défense des droits humains. Le gouvernement, comme des associations d’extrême droite, cherchent à les discréditer auprès de l’opinion.

Ni la pression de l’Union européenne ou celle des États-Unis, ni les réserves émises par le président de l’État d’Israël Reuven Rivlin n’ont réussi à faire plier les faucons israéliens : le 12 juillet dernier, la Knesset a adopté la « loi sur la transparence » qui renforce les contrôles sur les ONG. Si le texte a quelque peu été édulcoré par rapport au projet initial, l’objectif recherché reste bien le même : obliger les ONG qui reçoivent plus de la moitié de leur financement de gouvernements étrangers à publier la liste de leurs soutiens sur leur support de communication et de la remettre à jour tous les trois mois (voir interview p. 13).

Cette loi vise à accréditer l’idée selon laquelle les mouvements de défense des droits humains seraient des « agents de l’étranger ». Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a d’ailleurs été on ne peut plus clair : la loi « prévient une situation absurde dans laquelle les pays étrangers interviennent dans les affaires intérieures israéliennes en finançant des ONG sans que les Israéliens en aient connaissance ».

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