Le peuple palestinien n'avait rien à espérer des élections américaines...


Pour Hillary Clinton, cela a toujours été : « Israël d’abord ! » et tout au long de sa campagne, elle a été absolument pro-Israël et anti-boycott. Le 6 janvier dernier, le Jewish Journal, a publié une tribune écrite par Hillary Clinton qui résume bien son point de vue. (Extraits)

 

« Je suis particulièrement préoccupée par la nouvelle vague de violence en Israël même – agressions brutales à l’arme blanche, coups de feu, et attaques à la voiture-bélier qui cherchent à semer la terreur parmi les innocents. »

 

« Seule une solution à deux états négociée entre les parties peut apporter indépendance, souveraineté et dignité aux Palestiniens, et aux Israéliens les frontières sures et reconnues d’un état juif démocratique. »

 

« Nous devons continuer à combattre les efforts mondiaux visant à délégitimer Israël. Le mouvement Boycott, Désinvestissement, et Sanctions, connu sous le sigle BDS, est le dernier front en date de cette bataille. BDS diabolise les intellectuels et scientifiques israéliens – même de jeunes étudiants – et compare Israël à l’Afrique du Sud de l’apartheid. C’est erroné et cette campagne doit cesser. »

 

« Nous devons faire en sorte qu’Israël puisse maintenir son avantage militaire qualitatif. »

 

« Pour moi, c’est bien plus qu’une question de politique – c’est une affaire personnelle. Je suis née quelques mois seulement avant la déclaration d’indépendance d’Israël. Ma génération a atteint l’âge adulte en admirant le talent et la ténacité du peuple israélien, qui a apprivoisé le sol aride du désert et transformé un rêve en réalité. Nous avons regardé une petite nation se battre avec témérité pour le droit d’exister et bâtir une démocratie vibrante et florissante. Et, tout du long, la recherche de la paix par Israël était une aussi grande source d’inspiration que ses prouesses guerrières. C’est pourquoi, comme beaucoup d’Américains, je ressens un lien émotionnel très fort avec Israël. Nous sommes deux nations intimement liées l’une à l’autre, deux pays bâtis par des immigrants et des exilés cherchant à vivre et à prier en liberté, redevables de leur vie aux principes démocratiques, et soutenus par les services et les sacrifices de générations de patriotes. »

 

Et son opposition à Donald Trump sur la question palestinienne ne concernait que sa prétendue capacité à mieux servir que lui les intérêts de l'Etat israélien... Comme en témoigne cet article du Monde paru le 22 mars dernier.

 

Présidentielle américaine : Hillary Clinton et Donald Trump s’affrontent sur Israël

Les deux favoris des investitures partisanes en vue de la présidentielle de novembre ont assisté, lundi soir, à la conférence annuelle d’un puissant lobby pro-israélien.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/03/22/devant-les-juifs-americains-mme-clinton-et-m-trump-s-affrontent-sur-israel_4887372_829254.html#oU3v6UV8kcHyZ4Tu.99


Aujourd'hui, la victoire de celui qui promet de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël est aussi une mauvaise nouvelle pour le peuple palestinien !


Israël : la victoire de Donald Trump, un coup dur pour les Palestiniens

Selon les commentateurs israéliens, la victoire de Donald Trump est un nouveau coup dur pour les Palestiniens et leurs dirigeants.

DE NOTRE CORRESPONDANTE À JÉRUSALEM, DANIÈLE KRIEGEL

 

Article Publié le 09/11/2016 sur Le Point.fr

 

Mark Zell pavoise ! Israélo-Américain, il a mené la campagne en faveur de Donald Trump, depuis la colonie de Tekoa, où il habite. Détestant l'administration Obama, Hillary Clinton et tout ce qui est démocrate, il a promis que les républicains allaient torpiller toutes les initiatives du président encore en exercice. Barack Obamapourrait en effet ne pas opposer son veto à une résolution anti-israélienne au Conseil de sécurité. 

Selon les commentateurs israéliens, la victoire de Donald Trump est un nouveau coup dur pour les Palestiniens et leurs dirigeants. Les personnalités juives de l'entourage du candidat républicain n'ont pas cessé de proclamer leur soutien sans faille à Israël. Reprenant une déclaration de Benjamin Netanyahu, ils ont accusé l'OLP de vouloir faire de la Cisjordanie un territoire « Judenrein ».  Et puis, les noms évoqués pour détenir des postes-clés dans la nouvelle administration Trump sont accueillis à Jérusalem avec une grande satisfaction. Rudy Guliani, à la Justice, et Newt Gingrich, au département d'État, sont de grands amis de la droite israélienne et de Benjamin Netanyahu.

Cela étant, le Premier ministre israélien a adopté une attitude extrêmement prudente au cours des dernières semaines. Certes, il n'a pas toujours eu des relations tranquilles avec Hillary Clinton, mais au moins, il la connaissait et lui faisait confiance. En revanche, Donald Trump lui semble imprévisible. Il faut rappeler qu'au début de sa campagne, il avait annoncé que tous les pays qui reçoivent une aide militaire des États-Unis devraient désormais la payer. Cela concernait aussi Israël. Mais depuis, le candidat républicain n'a cessé de répéter que Benjamin Netanyahu ne devait pas s'inquiéter.

Le nouveau chef de l'exécutif tiendra-t-il ses promesses envers Israël et notamment celle de déménager l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem ? Une décision qui serait inacceptable pour le monde arabe et musulman.

http://www.lepoint.fr/monde/israel-la-victoire-de-donald-trump-un-coup-dur-pour-les-palestiniens-09-11-2016-2081972_24.php

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