Ahed TAMIMI, la joie d'une liberté enfin retrouvée !


Libres, enfin libres et avec le sourire des vainqueurs ! Ahed Tamimi et sa mère Nariman ont été sorties de leurs cellules dimanche 29 juillet et accueillies avec une joie immense par les habitant-es de Nabi Saleh. Cette joie, dont nous savons qu'elle restera fragile tant la liberté des résistant-es palestiniennes reste fragile, est partagée à travers le monde (y compris en Pays de Morlaix) par tous ceux qui se sont mobilisés pour leur libération...

 

Après avoir été libérée des prisons israéliennes, Ahed Al-Tamimi a déclaré : "ma liberté est incomplète sans la liberté d'autres détenues qui se tenaient à mes côtés et m'ont soutenu dans ma détention et j'espère qu'elles seront bientôt libérées".

 

PETITE REVUE DE PRESSE

 

https://www.letelegramme.fr/monde/israel-liberation-d-une-palestinienne-detenue-pour-avoir-gifle-des-soldats-29-07-2018-12039991.php?share_auth=16aedb1e84f12966fd7b56ac03dc881a#kkFo6c66HgWdj4b8.01

 

https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/07/28/icone-de-la-cause-palestinienne-ahed-tamimi-s-apprete-a-sortir-de-prison

 

http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/l-ado-palestienne-ahed-tamimi-liberee_1669506

 

https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/07/29/la-jeune-palestinienne-qui-avait-gifle-des-soldats-israeliens-a-ete-liberee_5337165_3218.html

 

https://www.tdg.ch/monde/ahed-tamimi-icone-palestinienne-libre/story/31870053


Dès leur arrivée à Nabi Saleh, Ahed et sa mère Nariman ont rendu visite à la famille de Azzedine Tamimi. Ce jeune palestinien qui a été assassiné le 6 Juin 2018 par l'armée israélienne. Dans un interview donné à AJ+Francais, elle dit aussi : “ J'étais une simple prisonnière. Il y a des prisonniers qui ont des peines plus lourdes, ce sont ces personnes-là qui ont besoin de notre attention ”. 

 

https://www.facebook.com/ajplusfrancais/videos/655151838185802/


L'AFPS a salué ces libérations par le communiqué suivant :

 

 

 

 

 

Ahed et Nariman Tamimi libérées ! ENFIN !

 

Cette jeune palestinienne qui a fêté ses 17 ans dans les geôles israéliennes n’aurait jamais dû connaitre la prison. Mais elle vit sous occupation militaire israélienne comme tous les Palestiniens de Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est.

Ahed est de la trempe de celles et ceux qui ne courbent pas l’échine sous le poids de l’occupation. Comme sa famille, comme les habitants des villes et villages palestiniens, comme la jeunesse de Jérusalem-Est, comme la population de Gaza, elle résiste à l’occupation et à la colonisation. Elle est le symbole de la jeune génération de résisant.es palestinien.nes, déterminée à faire valoir ses droits et à en finir avec l’occupation, à le faire par des moyens non violents, face à une armée toujours plus meurtrière comme on le voit à Gaza depuis le début de la grande marche du retour.

Que demandent-ils. Leurs droits, rien que leurs droits mais tous leurs droits et en premier celui de vivre libre sur leur terre ! Ce qui signifie la fin de l’occupation, la fin de la colonisation, le levée du blocus de Gaza, l’application du droit au retour des réfugié.es palestinien.nes mais aussi la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens.

Elle avait été arrêtée comme des centaines d’autres dans les jours et les semaines qui ont suivi la « reconnaissance » par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, une complicité affichée avec la violation du droit international qui avait entrainé une vague de protestation suivie d’une terrible répression en Palestine occupée. Devenue bien malgré elle une « icône » de la résistance palestinienne elle avait permis de faire la lumière sur cette résistance populaire mais aussi sur les plus de 6000 prisonniers politiques palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes en violation du droit international.

Devant le tribunal militaire elle a déclaré : « Il n’y a pas de justice sous occupation ». Comment pourrait-on effectivement qualifier de justice ce que l’armée israélienne fait subir à celles et ceux qui ne font rien d’autre que d’exercer leur droit à résister à la puissance occupante ? Quand une enfant de 16 ans est considérée comme une terroriste et est condamnée à 8 mois de prison parce qu’elle demande à des soldats de sortir de chez elle que doit-on dire ? Quand 8 mois, c’est un mois de moins que la peine qu’a effectué Elor Azaria, ce Franco-israélien condamné pour le meurtre d’un Palestinien gisant à terre inanimé, on prend la mesure du « deux poids deux mesures » qui est la « règle » sur cette terre.

Non, il n’y a pas de justice sous occupation et l’arrestation de Ahed avait entrainé une très grande mobilisation dans le monde entier pour exiger sa libération. Nous nous associons à la fête pour la libération de Ahed et de sa mère Nariman ; comme elles, nous nous inclinons devant la mémoire des manifestants assassinés ; et avec elles nous rappelons qu’ils sont encore plus de 6000 prisonniers politiques palestiniens enfermés dans les prisons israéliennes, 6000 dont près de 300 mineurs et près de 450 en détention administrative c’est-à-dire détenus sans aucun chef d’inculpation, 442 précisément, dont la députée Khalida Jarrar et notre compatriote Salah Hamouri détenu depuis bientôt une année !

Ils sont le symbole de l’oppression subie par le peuple palestinien, ils doivent être libérés ! Il n’y a jamais eu de règlement de conflits sans, en préalable, la libération des prisonniers politiques. Tout règlement de la question palestinienne passe en effet par leur libération, à commencer par celle des enfants. En attendant, Ahed l’a déclaré à sa libération « La résistance continue jusqu’à ce que l’occupation prenne fin ».

 

29 juillet 2018

Le Bureau national de l’AFPS


La bêtise et l'ignominie des forces d'occupation israéliennes sont sans  limite...

 

Samedi, elles ont arrêté deux artistes Italiens et un Palestinien qui ont peint un portrait d'Ahed Tamimi sur le mur de séparation en Cisjordanie. Quelques jours avant, l'artiste de rue italien Jorit Agoch avait revendiqué être l'auteur du portrait. Un message publié samedi soir sur une page Facebook qui porte son nom indiquait qu'il avait été arrêté et demandait de l'aide.

Nous apprendrons rapidement que la police israélienne les a libérés tous les trois dimanche. "Les deux Italiens soupçonnés d'avoir abîmé et vandalisé la clôture de sécurité (le mur de séparation) dans le secteur de Bethléem" ont été libérés, a annoncé la police israélienne dans un communiqué, sans préciser leur identité.

"Mais leur visa de séjour a été annulé et ils devront quitter Israël dans les 72 heures. Dans le cas où ils n'obtempéreraient pas, ils seront expulsés", a-t-elle prévenu.

 

Le ministre italien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Enzo Moavero Milanesi, a lui aussi annoncé dimanche soir dans un communiqué avoir "appris avec soulagement" que "les deux ressortissants italiens arrêtés en Israël pourraient rapidement rentrer en Italie".

Haute de près de quatre mètres, la fresque représente le désormais célèbre visage de la jeune Palestinienne de 17 ans, qui a purgé huit mois de prison pour avoir giflé des soldats israéliens dans la cour de la maison familiale.

Le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie occupée est recouvert à de nombreux endroits de graffitis et de peintures, dont certaines de l'artiste de rue britannique Banksy, pour soutenir la cause palestinienne.

 

IL EST ILLEGAL EN REGARD DU DROIT INTERNATIONAL ET CONSIDERE COMME TEL PAR UN AVIS RENDU PAR LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE DE LA HAYE DEPUIS LE 9 JUILLET 2004 ..!