"Le démantèlement de l’apartheid israélien est le chemin vers la paix" - Une conférence du Professeur RICHARD FALK



Le Professeur Richard Falk a donné dimanche 17 septembre 2017 une conférence organisée par l’AURDIP et l’AFPS dans le cadre de la Fête de l’Humanité.

Richard Falk est professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton, et actuellement directeur du projet “Global Climate Change, Human Security, and Democracy,” à l’Université de Califonie (Santa Barbara). Il a écrit un grand nombre d’ouvrages sur le droit international et a été entre 2008 et 2013 rapporteur spécial des Nations unies sur la « situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ». Il a également d’autres activités humanitaires, comme la présidence de la Nuclear Age Peace Foundation

 

Pour mémoire, en mars 2017, les professeurs américains Richard Falk et Virginia Tilley ont rédigé un rapport pour une commission de l'ONU (l'Economic Commission for Western Asia). Ce rapport concluait, après analyse des multiples discriminations dont sont victimes les Palestiniens, qu’ "Israël est coupable de politique et de pratiques constitutives du crime d’apartheid". Il appelait les pays membres des Nations unies à soutenir la campagne internationale Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), qui prône le boycottage de l’entité sioniste. Le document en question avait suscité la rage des ambassadeurs américain et israélien, qui avaient exigé du nouveau secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) qu'il le retire immédiatement. Ce qu'il avait fait provoquant du même coup la démission de Rima Khalaf, présidente de la commission (cf : "La courageuse démission de Rima Khalar"  dans la rubrique "Actualité nationale et internationale" du menu.

La vidéo particulièrement intéressante dure 1h 42,

et mérite vraiment toute votre attention.

 

Résumé : Les preuves confirment la conclusion selon laquelle, en vertu du droit international, Israël est coupable d’apartheid en raison des pratiques et des politiques qu’il poursuit en ce qui concerne le peuple palestinien. Le seul chemin vers la paix pour les deux peuples est qu’Israël démantèle ses structures d’apartheid. Pour une paix durable, il ne suffit pas de mettre fin à l’occupation, il est nécessaire de mettre fin à l’apartheid, non seulement en ce qui concerne la Cisjordanie et Gaza, mais aussi les Palestiniens réfugiés et ceux qui vivent en tant que minorité en Israël et à Jérusalem.

 

La conférence a été présentée et modérée par Dominique Vidal, avec la participation de Pierre Barbancey (l’Humanité), Ivar Ekeland (AURDIP), Bertrand Heilbronn (AFPS), Patrick Le Hyaric (directeur du groupe L’Humanité, député européen) et Annick Suzor-Weiner (AURDIP). La traduction est assurée par Lamia Somai-Lasa.


Salah Hamouri face au silence «pesant» de la France


 

UN ARTICLE DE CHLOÉ DEMOULIN PUBLIÉ PAR MEDIAPART LE MARDI 19 SEPTEMBRE 2017 

 

Ce lundi 18 septembre, un tribunal de Jérusalem a confirmé le maintien en détention, pour six mois, du Franco-Palestinien, tandis que ses soutiens réclament une demande de libération officielle de la part de la France. Sa compagne redoute que les autorités françaises n'aient « acté qu’il va rester en prison »

 

Jérusalem (Israël), de notre correspondante.-« Le silence des autorités françaises est pesant. S’ils nous disaient : “oui, on va faire quelque chose pour Salah”, ou “non, on ne fera rien”, au moins on saurait à quoi s’en tenir », s’impatiente Elsa Lefort. Son mari, le Franco-Palestinien de 32 ans Salah Hamouri, a été arrêté par la police israélienne à son domicile de Jérusalem-Est, le 23 août dernier. Ce lundi 18 septembre, un tribunal de district de Jérusalem a confirmé son maintien en « détention administrative », pour une durée de six mois, soit jusqu’au 28 février 2018. Ce régime de détention qui permet à Israël de maintenir arbitrairement des personnes en prison pendant plusieurs mois, sans inculpation ni jugement, est condamné par la France. Mais à l’heure où cet article est publié, ni le président de la République Emmanuel Macron, ni le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ni le consulat de France à Jérusalem n’ont dénoncé le placement de Salah Hamouri sous ce régime, ni même réclamé officiellement sa libération.

« Les autorités israéliennesdisent que Salah Hamouri constitue une menace pour la sécurité d’Israël », explique Sahar Francis, avocate palestinienne et directrice de l’association Addameer pour la défense des droits des prisonniers palestiniens, dans laquelle est également engagé le Franco-Palestinien. Mais selon elle, Salah Hamouri « a été arrêté pour son activisme », car il défendait « les droits humains dans différents endroits, y compris à Jérusalem-Est ». Trois jours avant son arrestation, il avait réussi son examen d’avocat. « Les autorités israéliennes utilisent

la détention administrative quand elles veulent, quand il y a des tensions politiques (...) Il y a actuellement plus de 450 détenus administratifs, y compris des enfants », rappelle l’avocate.

Officiellement, le ministère de la défense israélien reproche à Salah Hamouri d’avoir renoué avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation considérée comme terroriste par l’État hébreu. Accusé d’avoir été membre d’une cellule qui projetait d'assassiner le rabbin Ovadia Yossef, chef du parti ultraorthodoxe Shass, et de mener une attaque à la bombe à Jérusalem, Salah Hamouri avait déjà été arrêté par les autorités israéliennes en mai 2005. Le Franco-Palestinien avait été condamné en 2008 à sept ans de prison, après avoir accepté un accord de « plaider coupable » pour échapper à une peine de 14 ans. L’activiste a néanmoins toujours clamé son innocence. Il avait finalement été libéré en 2011, en même temps que 550 autres prisonniers palestiniens dans le cadre de la première phase d’échange contre Gilad Shalit, ce soldat franco-israélien capturé par un commando palestinien en juin 2006 au sud de la bande de Gaza. 

« Après sa libération de prison, il est retourné travailler au sein de l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et, malgré les avertissements qu’il a reçus des forces de sécurité, Hamouri a continué à opérer dans le cadre de l’organisation », justifie le Shin Bet (les services intérieurs israéliens) dans un courrier électronique relayé par le bureau du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et publié par le journal Times of Israel. « Je ne sais pas ce qu’ils veulent dire par là, explique Elsa Lefort. Salah n’a jamais reçu un coup de téléphone de la part de quelqu’un qui lui a dit : “Si tu fais telle chose, tu vas finir en prison.” Par contre, les autorités israéliennes se sont pas mal acharnées sur lui : le fait qu’il ait reçu des ordres lui interdisant d’aller en Cisjordanie alors que son université y était ; le fait que j’ai été expulsée et que du coup, il est séparé de sa femme et de son enfant ; il a aussi été convoqué régulièrement pour des interrogatoires. » En janvier 2016, la jeune femme, alors employée au consulat général de France à Jérusalem et enceinte de six mois, avait été expulsée par Israël, accusée elle aussi de représenter un danger pour la sécurité du pays.

Lors d’un point presse le 4 septembre, la porte- parole du ministère des affaires étrangères a assuré que le Quai d’Orsay suivait « la situation » de Salah Hamouri « avec beaucoup d’attention ». « [Nous] exerçons à son égard la protection consulaire. Notre consul général à Jérusalem lui a rendu visite (...)Nous demandons aux autorités israéliennes de permettre à M. Hamouri de recevoir la visite de son épouse et de leur enfant comme sa famille en a exprimé le souhait », a-t-elle précisé. Une information contestée par Elsa Lefort, dont la « seule revendication », rectifie-t- elle, est « que [s]on mari soit libéré ». « “Suivre la situation”, cela ne veut pas dire grand-chose, ce n’est pas plus engageant que ça, déplore-t-elle, doutant qu’Israël revienne sur sa décision et lui permette de séjourner sur son territoire.Si les autorités françaises demandent que j’aie un droit de visite, dans le cadre du droit des familles, du droit humanitaire, c’est parce que visiblement ils font une croix sur une demande de libération, ils ont acté qu’il va rester en prison. »

Interrogée par Mediapart, une source diplomatique française à Jérusalem admet que la formulation de la demande du ministère des affaires étrangères peut prêter à confusion. « L’épouse de Salah Hamouri souhaitait pouvoir rejoindre son mari à Jérusalem en temps normal avant même qu’il soit à nouveau arrêté », précise-t-elle. En février 2016, la jeune femme avait en effet lancé un appel aux autorités françaises pour faire valoir ses droits et retrouver son mari à Jérusalem. Selon cette même source, il serait illusoire d’attendre une demande de libération de la part du consulat de France à Jérusalem : « Dans le cas d’un compatriote, quel qu’il soit, qui fait l'objet d’une procédure judiciaire à l’étranger, le consulat n’est fondé à intervenir que dans le cadre de la protection

consulaire. » Depuis l’arrestation de Salah Hamouri le 22 août, assure-t-elle, « le consulat général s’est présenté à l’ensemble des audiences et rendez-vous fixés par les juridictions israéliennes le concernant ».

 

La mobilisation prend corps, le PCF en première ligne

Si elle a « des contacts » avec le consulat de France à Jérusalem, Elsa Lefort s’étonne de n’avoir reçu aucune réponse directe de la part de la présidence de la République ou du ministère des affaires étrangères, qu’elle a tous deux contactés. Dans le cas d’autres Français détenus à l’étranger, par exemple celui du journaliste Loup Bureau, finalement libéré par la Turquie il y a quelques jours, « les familles sont reçues soit à la présidence, soit au ministère des affaires étrangères, et j’imagine qu’il y a, en plus de tout ce qui est visible et officiel, des contacts directs avec les autorités à l’étranger », souligne-t-elle.

Avant la libération de Salah Hamouri en 2011, les autorités françaises, et notamment le président de l’époque Nicolas Sarkozy, avaient pourtant intercédé officiellement et à plusieurs reprises auprès du gouvernement israélien en faveur du Franco- Palestinien. Alors ministre des affaires étrangères, Alain Juppé avait également reçu les parents de Salah Hamouri. Alors pourquoi un traitement différent aujourd’hui ?« La France veut sûrement entretenir de bonnes relations avec Israël et ne pas chagriner les autorités israéliennes en parlant du cas d’un Franco-Palestinien », estime Elsa Lefort, dénonçant un « silence global » face à « l’impunité » de l’État hébreu. « C’est une volonté de la part du gouvernement de ne pas se mettre mal avec le gouvernement israélien », acquiesce la députée PCF Elsa Faucillon (Hauts-de-Seine), qui a envoyé une lettre à Emmanuel Macron dès le 23 août pour lui demander d’exiger la libération de Salah Hamouri. Pour l’élue, le silence du président de la République est « un choix, une ligne de relation internationale ». « S’exprimer, ce serait demander à Israël de respecter le droit international donc de lutter contre son impunité. Et je crois que ce gouvernement ne souhaite pas le faire », tranche-t-elle.

La chancellerie française pourrait-elle faire passer au second plan le sort de Hamouri pour privilégier ses relations avec Israël, en termes de renseignements en Syrie par exemple ? « Sans éléments, c’est compliqué de pouvoir juger. Mais c’est une question qu’on se pose dans les réseaux de soutien à Salah », admet Elsa Faucillon. Elle se pose d'autant plus qu'Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge lors de la visite à Paris du premier ministre Benjamin Netanyahou mi- juillet, à l'occasion de la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv. Si tel était le cas, « la vie de ce jeune homme, de sa famille, ne peut pas être bradée en faveur de perspectives dont on ne connaît pas l’issue et dont on a du mal à croire qu’elles seraient équivalentes », poursuit la députée communiste. À ses yeux, « c’est justement parce que la France sera déterminée dans ce dossier, qu’elle se mettra en position politique plus forte, qu’elle pourra aboutir sur d’autres sujets ailleurs ».

Le 15 septembre, les députés du Parti communiste ont collectivement de nouveau adressé une lettre au président de la République. « Comment croire en votre discours, et en votre volonté infaillible de faire de la France un pays qui compte à nouveau dans le concert des nations si, à la première occasion, la diplomatie française reste bloquée alors qu’un

ressortissant franco-palestinien de 32 ans, Salah Hamouri, est victime d’un acharnement judiciaire tout à fait insupportable en Israël », dénoncent- ils. Et de poursuivre : « Vous l’avez dit vous- même, “il est fondamental que la France continue à peser sur la question israélo-palestinienne” dans le cadre d’une indépendance assumée. Peut-être serait- il temps d’assumer l’indépendance de la France par rapport à Israël qui est un État comme les autres : ni au-dessus, ni au-dessous des autres. »

D’autres élus ont également interpellé les autorités françaises, dont le parti Europe Écologie-Les Verts, qui a publié un communiqué le 26 août pour dénoncer un « acharnement injustifié sur la famille de Salah Hamouri » et réclamer sa libération. Plusieurs manifestations de soutien au Franco-Palestinien, notamment à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité, ont par ailleurs eu lieu ces derniers jours à travers la France, comme à Quimper jeudi dernier, ou à Agen ce dimanche. Des cartes pétitions à renvoyer directement à Emmanuel Macron ont été distribuées. « Tant que Salah ne sera pas libre, nous continuerons d’interpeller les autorités, car c’est leur devoir d’agir (...) ça finira par bouger », veut croire Elsa Lefort.

En attendant, l’avocate de Salah Hamouri entend faire appel devant la Cour suprême israélienne. Mais une grande période de vacances pour la célébration des fêtes juives vient de s’ouvrir en Israël. Aucune audience ne sera donc possible avant la fin du mois d’octobre. 


Témoignez votre soutien à Salah Hamouri et aux 1600 prisonniers politiques détenus dans la prison du Neguev !

En 2012, Salah témoignait : « Recevoir des courriers du monde entier est une chose qui donne aux prisonniers politiques de l’espoir et qui leur démontre qu’ils ne sont pas seuls dans leur lutte, et les aide à se convaincre de plus en plus que le jour de la liberté est de plus en plus proche et que leur cause humanitaire est bien soutenue au niveau international. » 💪

 Salah ne peut pas répondre à l'international. Ne mettez pas vos coordonnées au dos de l'enveloppe pour qu'elle ne vous soit pas retournée par l'administration pénitentiaire !


Salah Hamouri arbitrairement condamné par l'extrême droite israélienne... et le silence de la France


ELSAT LEFORT, la compagne de Salah et porte parole du Comité de soutien à Salah Hamouri a malheureusement confirmé la sentence officielle de "la justice" israélienne à l'encontre de son mari, ce lundi 18 septembre.

 

Ce lundi est un jour sombre. Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, a été condamné à 6 mois de prison renouvelables, sous le statut de la « détention administrative. ». C’est-à-dire sans connaître précisément et exactement ce qui lui est reproché, sans avoir accès à son dossier classé secret, sans avoir droit à un procès équitable et contradictoire. Et tout ceci pour satisfaire à un ordre, signé de sa main, d’un ministre israélien défense particulièrement extrémiste : Avigdor Lieberman.

 

Depuis le 23 août Salah Hamouri est la victime d’un arbitraire total. Depuis le 23 août il est en prison, pour rien. Depuis le 23 août il ne peut communiquer avec sa famille. C’est un calvaire pur et simple à mettre, une fois de plus, au débit des autorités israéliennes qui violent en permanence le droit sans recevoir en retour la réaction concrète qui s’impose.

 

Cette décision survient de surcroît à un moment précis : hier notre compatriote Loup Bureau revenait enfin en France suite à son emprisonnement pendant 51 jours par les autorités turques qui l’accusaient, elles aussi sans la moindre preuve, de faire partie d’une « organisation terroriste. ». Nous nous réjouissons de cette libération ! Si Loup Bureau a pu sortir de prison c’est suite aux interventions répétées des autorités françaises au plus haut niveau ainsi que de la médiatisation de son cas par ses confrères journalistes. 

 

Cela ne fait que souligner avec d’autant plus de force le fait que la décision israélienne a été possible parce que ni les autorités françaises, ni la presse n’ont bougé nettement pour la libération de Salah Hamouri. Pourtant la liberté est indivisible ou bien elle n’est pas. Ce double standard concernant une situation identique sur le fond ne peut que heurter tous les démocrates et faire monter l’exigence d’une intervention du Président Macron à l’endroit d’Israël qui ne peut être traité autrement que tout autre Etat. Ce qui a été possible en Turquie doit l’être pour Israël, personne ne comprendrait que le silence français – aussi bien de l’Elysée que du Quai d’Orsay – continue au point d’en devenir assourdissant. 

 

Nous demandons donc solennellement aux autorités françaises compétentes de refuser le « deux poids, deux mesures » et d’intervenir en urgence auprès de leurs homologues israéliens. Nous demandons que le Président reçoive la femme de Salah Hamouri. Nous demandons, enfin, que les médias estiment que l’internement arbitraire d’un journaliste n’est pas plus grave ou important que l’internement d’un avocat. La liberté ne peut connaître aucune distinction ni de frontières. 

 

Nous affirmons, enfin, forts du soutien d’une multitude de personnes venues de tous les horizons, que plus que jamais nous entendons faire prévaloir la justice et le droit ; que plus que jamais nous sommes aux côtés de Salah Hamouri et de sa famille si durement éprouvés; que plus que jamais nous entendons faire faire aboutir cette exigence dont la justesse est indiscutable : Liberté pour Salah Hamouri ! 

 

Paris, le 18 septembre 2017


Salah Hamouri : injustice est faite, un déni absolu de droit
Communiqué de l'AFPS du 18 sept 2017
Ainsi donc la « loi du plus fort » est passée ! Dans cette partie du monde la démocratie ne vaut que pour certains : ceux qui depuis 50 ans – en toute impunité - occupent, colonisent, humilient tout un peuple en le privant de ses droits nationaux. Salah Hamouri, avocat franco-palestinien résident de Jérusalem-Est, est de nouveau victime de cette arme inique utilisée illégalement de façon massive par le pouvoir israélien : la détention administrative.
Après avoir déjà été emprisonné 7 ans pour des accusations fantaisistes, il est condamné à 6 mois de détention administrative sans qu’aucune charge ne pèse sur lui et sans avoir eu droit à aucun procès. La détention administrative permet à un pouvoir autoritaire de maintenir en prison sans aucun motif un opposant - ou supposé tel - sans avoir à avancer le moindre commencement d’un début de preuve.
De plus cette condamnation est renouvelable à l’infini sans plus de justification. Ils sont actuellement plus de 400, victimes de ce déni de justice et de démocratie, dans les prisons israéliennes, dont des femmes, des enfants, des député.e.s, pour certains depuis de nombreuses années.
Il a fallu 28 jours au pouvoir israélien pour parvenir à ses fins au gré des atermoiements d’une justice aux ordres d’un pouvoir colonial. Pendant ces 28 jours, la solidarité citoyenne s’est amplifiée, des milliers de messages ont été envoyés aux autorités françaises. Le silence de ces autorités a été assourdissant, insoutenable. L’appel au Président de la République pour qu’il ne reste pas muet face à cette situation est resté sans effet ! Comment expliquer ce silence ? Quand un citoyen français est victime d’arbitraire et d’injustice, c’est la République qui est humiliée.
Et cela, Emmanuel Macron le sait très bien, il en a fait la démonstration pour faire sortir des geôles turques Loup Bureau dont le père rappelait que son fils avait été accusé, de manière fantaisiste et arbitraire, d’appartenir à une "organisation terroriste" par M. Erdogan et les autorités turques.
Monsieur le Président de la République, il suffit de remplacer Loup Bureau par Salah Hamouri et Monsieur Erdogan par Monsieur Netanyahou pour éclairer la situation. Monsieur le Président de la République, pourquoi ce silence ? Un avocat franco-palestinien victime de l’arbitraire du pouvoir israélien n’a-t-il pas la même valeur à vos yeux qu’un journaliste français victime de l’arbitraire du pouvoir turc ? Ne mérite-t-il pas le même traitement, le même respect ?
Plus que jamais mobilisé.e.s, nous ne lâcherons rien, tant que Salah n’aura pas retrouvé sa liberté ! Liberté pour Salah Hamouri, l’acharnement du pouvoir israélien contre lui doit cesser !


Création du Collectif National Liberté pour Salah Hamouri


Une page Facebook   : https://www.facebook.com/freesalahhamouri/

Un compte Twitter : https://twitter.com/search?q=%23LiberezSalah&lang=fr

Un site : http://libertepoursalah.fr

Une adresse mail : libertepoursalah@gmail.com


 

Un appel national soutenu et partagé par de plus en plus de personnalités du monde politique, associatif ou culturel, une affiche nationale, un stand à la fête de l'Humanité le week end du 14 au 16 septembre, des pétitions signées par milliers, des rassemblements locaux et des centaines de courriers envoyés aux élu-es, aux représentant-es de l'Etat avec une seule exigence : QUE LES AUTORITES FRANCAISES AGISSENT AU PLUS VITE avec force et détermination auprès du gouvernement de Netanyahu pour qu'il ordonne la libération de Salah Hamouri.

 

Voilà, les premières actions du tout nouveau COLLECTIF LIBERTE POUR SALAH HAMOURI rapidement soutenu par de nombreuses personnalités, partis politiques, associations des droits humains et syndicats.

 

Nous sommes d'autant plus déterminés que ce week-end nous pouvons tous nous réjouir de la libération de Loup Bureau, jeune journaliste français incarcéré pendant plus d'un mois sans aucune raison dans les prisons turques avec comme chef d'inculpation "l'appartenance supposée à une organisation terroriste". La France, par la voix d'Emmanuel Macron et du ministre des affaires étrangères qui a fait le déplacement à Ankara a demandé et obtenu la libération de Loup Bureau. C'est bien ! NOUS DEMANDONS LA MEME ATTITUDE à l'égard de Salah Hamouri, lui aussi enfermé depuis le 23 aôut sans aucun motif et suspecté par la justice sioniste d'appartenir au FPLP, organisation qu'elle considère comme terroriste...

 

Au delà de la similitude de situation, il serait tout à fait incroyable que les autorités françaises sélectionnent ceux de ses ressortissants qui méritent au non son soutien dès lors qu'ils sont confrontés à l'injustice ou à l'arbitraire. Ce qui était le cas de Loup Bureau est aussi valable pour Salah Hamouri !

 

C'est le sens de l'entretien que l'AFPS du Pays de Morlaix a eu avec Sandrine Le Feur, la nouvelle députée de notre circonscription. Un échange plein d'attention et une écoute réelle conclu provisoirement par l'engagement de la députée de s'adresser à Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, si possible conjointement avec les autres député-es du département afin qu'ils entendent notre souhait de les voir agir au plus vite. 

 

Dans les jours qui viennent et dans l'hypothèse la plus sombre que la mise en détention administrative de Salah pour 6 mois renouvelables soit confirmée nous continuerons sans relâche de relayer en Pays de Morlaix les actions menées partout en France pour obtenir au plus vite :

LA LIBERATION IMMEDIATE DE SALAH HAMOURI !



Pour une solidarité concrète avec les réfugiés du camp de Jalazone



La visite de nos amis et partenaires du camp de réfugiés de Jalazone de Brest à Morlaix a été l'occasion de réaffirmer la nécessité, mais aussi notre volonté de pérenniser UNE SOLIDARITE CONCRETE sur le long terme...

Ce (trop) court séjour de Mousa et Youssef aura permis plusieurs rencontres avec différents acteurs de la vie locale (municipalité de Brest ou de Plourin, militants associatifs...) dans une écoute attentive et pleine d'intérêt réciproque. 

 

L'occasion pour Mousa et Youssef de rappeler combien le soutien international à l'accompagnement social des personnes âgées (projet solidaire du groupe Afps de Brest) ou en situation de handicap (projet solidaire du groupe Afps de Morlaix) du camp de Jalazone est extrêmement important pour leur communauté.

 

C'est le sens des échanges que les deux groupes locaux de l'AFPS ont partagé avec le public qui a bien voulu se déplacer aux rencontres organisées aussi bien à Brest qu'à Morlaix. Des échanges qui ont évidemment renforcé notre détermination à poursuivre notre travail de sensibilisation et de solidarité financière auprès des élu-es et des citoyen-nes de notre région.

 

A Morlaix, la rencontre avec la presse locale nous a aussi permis de dénoncer l'arbitraire qui frappe le jeune avocat franco-palestinien Salah Hamouri emprisonné le 23 août dernier et dont nous réclamons la libération immédiate.



Visite en Finistère d'une délégation du camp de réfugiés de Jalazone



BIENVENUE  A NOS AMIS DE JALAZONE

 

Invitée par le groupe brestois de l'AFPS, une délégation palestinienne du camp de réfugiés de Jalazone (Cisjordanie) est attendue du 12 au 18 septembre en Finistère. Mousa et Youssef sont tous les deux des militants très impliqués dans la vie quotidienne du camp et des représentants actifs de ses habitants au sein du "comité populaire" - la structure chargée de la gestion du camp en lien avec les autorités dont dépendent les camps de réfugiés depuis leur installation en 1948. Le Comité Populaire supervise les projets soumis au Camp par différentes organisations, pays donateurs et l’UNRWA* et travaille à améliorer les conditions de vie des personnes résidant dans le camp. Il est aussi l'interlocuteur de l'Autorité Palestinienne (ANP).

 

Mousa et Youssef sont notamment parmi les animateurs de l'association d'entre-aide aux personnes âgées du camp de Jalazone avec laquelle l'Afps de Brest a un partenariat solidaire depuis 2012. 

 

C'est donc à se titre, qu'ils nous rendent visite et qu'ils passeront aussi par MORLAIX pour y rencontrer celles et ceux qui se font ici l'écho de la résistance du peuple palestinien et de ses difficiles conditions de vie.

 

Mousa et Youssef, ne sont pas des inconnus pour nombre d'entre nous qui avons pu nous rendre dans le camp de Jalazone à l'occasion d'une mission de solidarité des groupes AFPS de Brest et de Morlaix en avril 2016. Ils nous y ont  chaleureusement accueillis et patiemment expliqué la situation particulière des réfugiés installés en Cisjordanie occupée depuis... 1948.

 

De cette rencontre en 2016, est née l'idée de mettre en place un second projet solidaire mené par l'Afps du Pays de Morlaix avec une autre association très importante et très active du camp - L'Association pour la réhabilitation des personnes en situation de handicap. Pour tout savoir sur ce projet et mieux connaître le camp de Jalazone, vous pouvez vous reporter au menu du blog "Connaitre et soutenir...").

 

La visite de Mousa et Youssef, sera non seulement l'occasion d'un échange avec les militant-es de la solidarité sur la façon de rendre les projets en cours encore plus efficaces, mais gageons qu'elle sera aussi un moment de retrouvailles empruntes d'une grande émotion...

 

Note* L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA - United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East en anglais) est un programme de l'Organisation des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Son but est de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens en matière de santé, d'éducation, d'aide humanitaire et de services sociaux, ce qui fait que les réfugiés palestiniens sont les seuls réfugiés au monde à ne pas dépendre du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Il fut créé à la suite de la première guerre israélo-arabe de 1948 par la résolution 302 (IV) de l'Assemblée générale des Nations unies du 8 décembre 1949. Le mandat de cet organisme, qui devait être temporaire, a été constamment renouvelé par l'Assemblée générale des Nations unies. Le mandat a été prolongé jusqu'au 30 juin 2017.

L'UNRWA dispense ses services dans 59 camps. Il est de loin la plus grande agence des Nations unies, avec un personnel de plus de 25 000 personnes, dont 99 % sont des réfugiés palestiniens recrutés localement et œuvrant comme enseignants, médecins ou travailleurs sociaux. L'UNRWA est aussi la seule agence de l'ONU qui soit consacrée à un groupe spécifique de réfugiés.



Si vous voulez partager avec nous ces moments de rencontres solidaires vous êtes évidemment les bienvenu-es... D'abord à Morlaix le jeudi 14 septembre à partir de 20h au bar des Deux Rivières (quartier de la Madeleine à Morlaix) et aussi à Brest le samedi 16 septembre à 16h à la Maison de l'International.



Invraisemblable acharnement contre Salah Hamouri


Communiqué de l’AFPS du

5 septembre 2017

Salah Hamouri condamné

à trois mois de prison, toujours victime de l’arbitraire d’Israël

 

Salah Hamouri reste en prison !

L’ordre de mise en détention administrative du ministre de la défense a été rejeté par la Cour mais l’acharnement continue : il est condamné, situation totalement inédite, à purger la fin de sa peine précédente, soit trois mois ! Salah Hamouri avait été libéré en décembre 2011 trois mois avant la fin de sa peine de sept ans d’emprisonnement, dans le cadre de l’échange de 1027 prisonniers politiques palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit.De plus, le procureur ayant fait appel, l’ordre de détention administrative risque d’être rétabli.

 

L’émoi suscité par son arrestation sans motif le 23 août et la mobilisation citoyenne qui s’en est suivie a poussé le gouvernement français à intervenir auprès des autorités israéliennes. Cela n’est sans doute pas étranger aux bégaiements d’une « justice » qui n’a rien d’une justice ordinaire mais est clairement politique. Il en faudra plus pour faire renoncer le pouvoir israélien à l’arbitraire et à l’acharnement contre notre concitoyen.

 

Si le rejet de l’ordre de mise en détention administrative est à mettre au compte de la mobilisation citoyenne, la décision invraisemblable prise ce matin doit être condamnée pour ce qu’elle est : une décision inique et de pure circonstance sans le moindre rapport avec des faits. L’État d’Israël n’a rien à reprocher à notre concitoyen, mais il a décidé coûte que coûte que ce défenseur des droits humains devait rester en prison ! Voilà qui en en dit long sur la nature de la justice d’occupation israélienne vis-à-vis des Palestiniens.

 

Cette situation doit cesser immédiatement. Le gouvernement ne doit pas lâcher prise, et le Président de la République doit se saisir également directement et fermement de la défense de notre concitoyen, exiger le respect de la parole donnée par l’État d’Israël en 2011 et intervenir vigoureusement contre toute velléité de rétablir l’ordre de détention administrative.

 

À nous tous d’amplifier la mobilisation, de faire connaitre partout l’injustice qui frappe Salah Hamouri. Salah ne doit pas passer un seul jour de plus en prison, ni six mois, ni trois mois !

 

Le Bureau national de l’AFPS


Palestine.

Salah Hamouri condamné...

à purger la fin de son ancienne peine 

par Nadir Dendoune - publié mardi 5 septembre

http://www.lecourrierdelatlas.com/palestine-salah-hamouri-condamne-a-purger-la-fin-de-son-ancienne-peine--9020

L'audience n'a duré qu'une heure. Elle a eu lieu à huis clos ce mardi 5 septembre au matin, au tribunal de premier instance de Jérusalem. Même le représentant du consulat de France, ou le père de l'accusé Salah Hamouri, présents sur les lieux, n'ont pu assister aux débats. Placé initialement en détention administrative ce mardi 29 août pour une durée de six mois, le juge a ordonné à la surprise générale que Salah Hamouri, avocat franco-palestinien de 32 ans "finisse son ancienne peine". 

 

Après avoir passé près de sept ans de prison, il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d'un échange de prisonniers, trois mois avant la fin de sa détention.

"Le juge a justifié sa décision en expliquant qu'il avait été condamné en 2005 pour sa supposée appartenance au FPLP et qu'aujourd'hui, la Cour le soupçonnait encore pour les mêmes motifs", a continué son avocate.

 

"Israël exerce une pression sur Salah Hamouri. Je rappelle l'interdiction de territoire de sa femme. L'objectif est clair : que Salah quitte Jérusalem définitivement. Israël n'expulse pas directement ceux qui les dérangent mais s'arrangent pour qu'ils partent", dénonce Maître Francis.

 

A l'issue de ces trois mois, "le juge repensera à la détention administrative", nous a-t-elle expliqué. Trois jours après avoir obtenu son diplôme d'avocat, Salah Hamouri, Franco-Palestinien de 32 ans avait été une nouvelle fois arrêté, le 23 août par l'armée israélienne à son domicile de Jérusalem.

 

Ce mardi 29 août, un tribunal militaire avait décidé de le placer en détention administrative pour une durée de six mois. La détention administrative permet à Israël de maintenir arbitrairement des personnes en prison pendant plusieurs mois renouvelables indéfiniment, sans leur en notifier les raisons.

 

Salah Hamouri a déjà passé près de sept ans dans les prisons israéliennes pour un "délit d'intention". Un tribunal militaire, illégal au regard du droit international, l'avait condamné en 2005 le soupçonnant d'avoir voulu assassiner Ovedia Youssef, un rabbin d'extrême droite et d'appartenir au FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine), une organisation jugée terroriste par Israël.

 

A quelques mois de la fin de sa peine, Alain Juppé, alors ministre des Affaires Etrangères, avait fini par admettre que le dossier d'accusation de Salah Hamouri était vide. 

 

Depuis sa libération de prison en décembre 2011, les autorités israéliennes s'acharnent sur lui. A plusieurs reprises, il avait écopé de plusieurs interdictions de territoire en Cisjordanie occupée.

 

Le père de Salah Hamouri, également présent au tribunal, espérait que son fils serait libéré. Il demande aux autorités françaises de "tout mettre en œuvre afin que Salah retrouve la liberté".

 

Selon une source proche du consulat, le Quai d'Orsay est tenu régulièrement au courant du dossier de Salah Hamouri. Les autorités françaises ne semblent pas être disposées pour l'instant à intervenir...

Nadir Dendoune


Plusieurs centaines de personnes ont manifesté lundi 4 septembre dans les rues de Paris pour exiger la libération de Salah Hamouri et demander aux autorités françaises d'intervenir AVEC CONVICTION auprès de leurs homologues israéliennes pour que notre compatriote sorte de prison au plus vite !


A lire ici un article de l'OBS du 5 septembre qui rappelle qu'en 2009, Nicolas Sarkozy était intervenu auprès des autorités israéliennes (sans succès) en faveur de Salah Hamouri...

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170904.OBS4208/qui-est-salah-hamouri-franco-palestinien-arrete-par-israel.html


Une lettre ignoble et mensongère de l'ambassade d'Israël en France

 

A propos de cette lettre lire l'article de Pierre Barbancey paru dans l'Humanité samedi 2 septembre : Salah Hamouri : les mensonges de l’ambassade d’Israël en France

https://www.humanite.fr/salah-hamouri-les-mensonges-de-lambassade-disrael-en-france-641378

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Premier rassemblement pour Salah à Paris et dernières infos...


Premier rassemblement pour Salah à Paris

et dernières infos...

C'est finalement le mardi 5 septembre que nous saurons si la détention administrative de Salah est confirmée. Le juge qui doit confirmer l'ordre de mise en détention - donné par le ministre de la défense d'extrême droite, Lieberman, en personne - a reculé la date de l'audience... D'ici là, il faut multiplier partout en France les interpellations des représentants de l'Etat pour qu'ils demandent au Président français et à son Ministre des affaires étrangères d'intervenir auprès d'Israël. L'Afps du Pays de Morlaix se tient prête à participer sous toutes les formes possibles aux mobilisations en cours et vous tiendra informé-es de ses initiatives.

 

Parmi les réactions de soutien à Salah Hamouri à signaler le communiqué

des députés de La France Insoumise :

https://lafranceinsoumise.fr/2017/08/31/liberte-salah-hamouri/

 


Et le nouveau courrier de l'AFPS du Pays de Morlaix à Madame Sandrine LE FEUR, députée de la circonscription



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